Organisation

lundi 15 septembre 2008
par  Jerome ROBERT
popularité : 4%

III. Organisation

 

A. ORGANISATION DES DISQUES

 

D’un point de vue extérieur, le système de fichiers Unix
est une arborescence de répertoires.

L’organisation physique sous-jacente et/ou un
éventuel partage de ressources à travers le réseau revêtent un aspect
complètement transparent et ne concernent pas de près l’utilisateur.

Plusieurs types d’organisation des disques existent dans le
monde Unix et sont plus ou moins élaborés suivant la version de système.

Les administrateurs de ces différentes versions disposent
alors de fonctionnalités de gestion et d’organisation plus ou moins souples.

 

 1. Organisation classique des disques en partitions

Lors de l’installation, un disque est divisé en plusieurs
régions physiques baptisées partitions, sections ou « slices »
suivant les cas.

Ces partitions sont des régions contiguës d’un seul
disque
physique et leur taille n’est pas modifiable par la suite.

Elles sont destinées à accueillir une structure d’arborescence
baptisée « file system » ou « système de fichier ».

Les différents « file systems » ainsi
constitués sont regroupés en une arborescence globale lors du démarrage du
système par une opération dite de montage.

Sur le disque destiné au démarrage du système, des
partitions au rôle particulier sont également créées ( notamment une « zone
de swap »
destinée à compléter la mémoire physique ).

 

La commande df -k permet de voir la liste des « file system »s
actuellement montés, c’est-à-dire disponibles.

admin-sys : df -k

« file system » kbytes used avail capacity Mounted on
/dev/dsk/c0t0d0s0 240399 	108767 107593 	51% 	/
/dev/dsk/c0t0d0s6 2052750 	877170 1113998 	45% 	/usr
/proc		    0 		0 	0 	0% 	/proc
fd 	            0 		0 	0	0% 	/dev/fd
mnttab 		    0 		0	0	0% 	/etc/mntt
/dev/dsk/c0t0d0s5 2052750 	107598  883570 	6% 	/var
swap 		  1323536 	16 	1323520 1% 	/var/run
swap 	  	  1323528 	8 	1323520 1% 	/tmp
admin-sys :

L’intérêt de cette organisation en plusieurs « file systems »
réside dans des fonctionnalités de gestion souple et modulaire pour l’administrateur.
La difficulté majeure est d’effectuer un choix judicieux en terme de
taille
pour ces différentes partitions.


 


 2. Notion de volumes logiques

Certaines versions permettent ( exemple HP/UX, Solaris ) ou imposent ( AIX )
une organisation différente des disques.

Dans un premier temps, les disques sont regroupés dans des groupes de
volumes
.

Il existe au moins un groupe de volumes qui contient le disque de démarrage.

A l’intérieur d’un groupe de volumes, l’administrateur décide d’une
organisation en volumes logiques qui consistent en des régions non
forcément contiguës d’un ou plusieurs disques
.

Les limitations rigides des partitions Unix classiques sont ainsi levées, d’autant
plus qu’il est facile de faire évoluer les tailles de ces volumes logiques en
fonction des besoins.

Une structure de « file system » se crée alors sur un volume logique
et le comportement Unix habituel de ces arborescences est ensuite complètement
reproduit.

 

 3. Différents systèmes de fichiers

Sans rentrer dans les détails, la structure physique d’un « file
system » comporte :

- Un certain nombre de blocs de gestion

- Une table des inodes

Chaque fichier physique est décrit, en terme d’informations de gestion et d’adresses disque, dans un bloc d’informations baptisé « inode ».Un « file system » accueille un nombre maximum de fichiers
qui correspond à la dimension de cette table.

- Une zone des fichiers ( blocs libres et blocs occupés adressés via les
inodes )

 

Le détail de cette structure interne ainsi que les divers mécanismes d’allocation
de l’espace disque se sont perfectionnés en terme de sécurité et de
performances au fur et à mesure de l’évolution des versions Unix.

Dans un ordre croissant de fiabilité, performance et souplesse d’administration,
on peut distinguer trois familles principales de « file systems » :

- Type Linux : extfs2, extfs3

- Type Berkeley : UFS

- File systèmes journalisés : VXFS

 

 

B. APPROCHE UTILISATEUR

 

Le système de fichiers Unix apparaît comme une arborescence de
répertoires avec une racine / .

 

On y distingue quatre types principaux de fichiers :

Fichier ordinaire Le noyau Unix ne distingue pas les types de contenu ( texte, binaire ... ) 

Répertoire

Tout fichier, quel que soit son type, réside dans un répertoire 
Fichier spécial Il s’agit du nom d’un périphérique. Le fait de désigner un fichier spécial dans une commande appropriée active implicitement le « driver » de ce périphérique

Lien symbolique

Un lien symbolique contient le nom d’un autre fichier et permet notamment de gérer les évolutions de l’arborescence Unix en préservant la compatibilité avec les arborescences antérieures 

 

 1. Noms des fichiers

 Les minuscules et MAJUSCULES sont différentes. Il n’y a pas de sémantique, au niveau du noyau, sur les noms des fichiers.
La notion d’extension n’existe pas. Il existe cependant certaines traditions qu’il est bon de respecter.

Par exemple, des fichiers d’initialisation ou de paramétrage ont des noms qui commencent par un point ( .profile , .cshrc , .xsession etc... ).

Il n’y a pas de caractères interdits dans un nom de fichier ( sauf le / qui sert de séparateur )

 

Sur certains « file systems », les noms sont limités à 14

caractères.

La plupart du temps, la limite est maintenant de 255 caractères.

La taille maximale d’un fichier peut être bornée par un paramètre
système ou par une action de l’administrateur mais peut atteindre des valeurs très
confortables de plusieurs giga-octets.

 


 

 2. Notion d’inode

 

Un fichier appartient à un « file system » et est décrit par un élément
de la table des inodes.

Un « inode » contient notamment les informations suivantes :

- Type du fichier

- Taille ( en octets )

- Propriétaire et groupe

- Droits d’accès

- Adresses des blocs disque alloués au fichier 

- Trois dates système ( dernière modification, dernière consultation, dernière modification de l’inode
)

 

On notera que l’inode ne contient pas le nom du fichier.

Ce renseignement est stocké dans le répertoire dont le contenu est une
suite d’entrées :

numéro d’inode + nom du fichier

 

Un répertoire contient toujours deux références par défaut, utilisées
pour parcourir l’arborescence :

. ( point ) désignant le répertoire lui-même

.. désignant le répertoire « père » ( niveau immédiatement supérieur dans l’arborescence)

 


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