Démarrage en ROM

vendredi 19 septembre 2008
par  Jerome ROBERT
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A. Démarrage du système

Depuis la mise sous tension jusqu’à la fin du
démarrage du système, on distingue 3 phases :

  • la séquence de démarrage à
    partir du programme en ROM,

  • le boot sur un périphérique et le
    lancement du noyau,

  • l’initialisation du système.

 

 1. Le démarrage en ROM

Sur un serveur HP9000, la procédure de
démarrage est prise en charge par un programme résidant
en ROM, appelé Processor Dependant Code (PDC) ; ce
dernier :

  • teste le matériel (CPU, mémoire,
    ...),

  • recopie en mémoire le chemin
    d’accès à la console,

  • recherche et initialise la console,

  • copie en mémoire le chemin d’accès
    et l’indicateur de démarrage automatique,

  • si ce dernier est positionné, affiche le
    message suivant :

Autoboot from primary path enabled,To
override, press any key within 10 seconds.

si l’indicateur n’est pas positionné ou si l’utilisateur
interrompt l’autoboot, le démarrage s’effectue en mode
manuel. 

Le chemin d’accès (adresse physique d’un
périphérique) par défaut est enregistré
dans une mémoire vive statique, appelée
« Stable Storage », et peut être
modifiée.

 2. Démarrage automatique

Il ne requière aucune intervention de
l’administrateur. Le chemin d’accès utilisé est celui de
la « Stable Storage ». Le processus est le
même que pour un démarrage manuel.

 3. Démarrage manuel

Lors d’un démarrage manuel, il est
nécessaire de fournir au système le nom du
périphérique de boot. Ce peut être : le chemin
primaire, le chemin secondaire (en général , la bande ou
le cd), ou n’importe quelle adresse physique.

Sur le périphérique de boot doit se
trouver au début un secteur au format LIF, qui contiendra :

  • l’utilitaire ISL (ou IPL), avec lequel
    l’utilisateur pourra dialoguer s’il le souhaite

  • l’utilitaire HPUX, qui chargera le noyau

  • éventuellement, un fichier AUTO,
    contenant la chaîne à exécuter par
    défaut

  • et bien souvent d’autres utilitaires (de
    diagnostique).

 

Lorsque l’utilisateur a choisit le
périphérique de boot et spécifié s’il
souhaite ou non interagir avec ISL, le PDC cherche le
périphérique et charge l’ISL qui s’y trouve.

 

Si le chargement est non interactif, ISL
exécute la chaîne contenue dans le fichier AUTO.

 

Sinon, un prompt (ISL>) est affiché,
à partir duquel l’utilisateur peut lancer un certain nombre de
commandes. Il est ainsi possible de modifier la « stable
storage », le drapeau d’autoboot, de chercher l’ensemble des
périphériques potentiellement bootables, ...

ISL> hpux nomDriver( adressePhysique ;0 )nomNoyau Pour charger un noyau
ISL> hpux disc3(52.6.0 ;0)/stand/vmunix.prev Pour booter sur le noyau de sauvegarde

ISL> hpux ( ;0)/stand/vmunix.prev

Si le nom du driver et/ou le chemin physique ne sont pas spécifiés, le système prend le périphérique sélectionné et choisit le driver adéquat

ISL> hpux -is ( ;0)/stand/vmunix.prev

Pour effectuer un démarrage en mode mono-utilisateur (suite par exemple à la perte du mot de passe root)

ATTENTION, l’utilisateur root sera automatiquement
logé sur la console ! Si vous utilisez LVM, il peut
être nécessaire de taper la commande : 

vgchange -a y vg00 pour activer le groupe
de volume root.

 

L’utilitaire hpux va charger le noyau en
mémoire ; c’est ce dernier qui va prendre le relais.

 


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